Maxime Clément
-
- Maxime Clément : un Violoncelliste Virtuose à Paris
- Un violoncelliste remarqué par la Dugazon, engagé par le chef d’orchestre du Théâtre de Lorient
- Le succès et le talent de Max Clément sont reconnus à Lorient.
- Création de la Nouvelle Harmonie à Lorient
1. Maxime Clément : un violoncelliste virtuose à Paris.
Né le 4 mars 1877 né à Chasseneuil-sur-Bonnieures, commune située dans le département de la Charente, et décédé en le le 20 janvier 1865 à Lorient, Maxime Clément après une enfance heureuse, a commencé sa carrière comme musicien violoncelliste à Paris.
Paris, centre culturel de l’époque, lui offre l’opportunité d’échanger avec des artistes, musiciens et intellectuels de renom, enrichissant ainsi sa sensibilité et sa vision artistique. Pendant son séjour dans la capitale, il développe à la fois des compétences en peinture et son jeu de violoncelle.
Avant d’intégrer l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris pour ses études artistiques, Max Clément a vraisemblablement suivi une formation de base en musique et en arts plastiques dans sa région natale, en Charente, ou à proximité. Malheureusement, les détails précis concernant ses études avant son passage à Paris restent flous.
À la fin du XIXᵉ siècle, l’enseignement musical en France était souvent dispensé par des institutions religieuses, des écoles locales ou des professeurs particuliers. Dans le département de la Charente, des musiciens étaient actifs dans les églises autour de 1880.
Bien que cette source soit antérieure à la période concernée, elle illustre une tradition musicale présente dans la région. Il est donc plausible que Max Clément ait reçu ses premières leçons de violoncelle auprès de musiciens locaux ou au sein d’une école de musique de la région.
En revanche, dans le cadre des pratiques éducatives de la fin du XIXᵉ siècle, il est probable que Max Clément ait bénéficié d’un enseignement privé pour le violoncelle. À cette époque, les jeunes musiciens talentueux des régions françaises recevaient souvent un apprentissage auprès de professeurs locaux ou dans des conservatoires régionaux, avant d’intégrer des institutions prestigieuses comme le Conservatoire de Paris ou d’autres académies renommées.
Paris, véritable effervescence culturelle au tournant du XXe siècle, lui offre l’opportunité d’assister à des concerts, d’explorer des galeries et de côtoyer artistes et musiciens renommés.
Avant 1905, Max Clément s’installe donc à Paris pour se perfectionner dans l’art du violoncelle, un instrument qui deviendra le cœur de sa carrière musicale. Élève brillant, il est formé par des maîtres réputés du Conservatoire de Paris, où il développe une technique virtuose et une sensibilité musicale remarquable. Le Conservatoire, connu pour son exigence et sa rigueur, lui offre une solide base académique et l’opportunité de se produire dans des cercles prestigieux.
Ce contact avec une scène culturelle bouillonnante l’inspire et nourrit son goût pour l’excellence artistique.
L’identité des professeurs de Max Clément au violoncelle n’est pas clairement documentée dans les sources historiques connues. Cependant, si Max Clément a étudié au Conservatoire de Paris, il est probable qu’il ait été formé par des musiciens de renom de la Belle Époque. Parmi les professeurs influents de violoncelle à cette période, on peut citer Jules Delsart, violoncelliste du Quatuor Marsick, l’un des meilleurs et des plus célèbres quatuors à cordes de Paris, qui enseignait au Conservatoire et formait de nombreux virtuoses.
Rixens Jean-André, Jules Delsart, Portrait au violoncelle, 205 x 140 cm, 1886 © Musée des Beaux-Arts de Valenciennes
2. Un violoncelliste remarqué par la Dugazon, engagé par le chef d’orchestre du Théâtre de Lorient
Cependant c’est en sa qualité de violoncelliste, et non d’artiste-peintre, que M. Max Clément débarqua à Lorient à l’orée du siècle, à la suite d’un de ces coups du hasard qui gouvernent en fait nos zig-zagantes destinées.
Dans les années de la Belle Epoque, M. Max Clément jeune homme bohème tenait sa partie dans un orchestre parisien.
Il fallut qu’un court solo de violoncelle qu’on lui avait confié malgré sa jeunesse…lors d’une présentation de Charles VI, le fit remarquer par la Dugazon…
Il fallut que peu de temps après, cherchant un nouvel engagement, il se trouva nez à nez avec le chef d’orchestre du Théâtre de Lorient, cherchant lui-même à Paris des musiciens pour la saison.
Il fallut enfin qu’à cette rencontre, la Dugazon par hasard fut aussi présente…
– Mais, s’écria l’excellente actrice dont le nom devait rester associé au timbre de sa voix splendide, mais c’est notre tout petit violoncelliste de Charles VI ! Quel plaisir j’ai eu à vous entendre !
Riesener, La Dugazon, Portrait, Acteurs et Actrices d’Autrefois, 21 x 15 cm, Librairie Félix Alcan © Le Roux, Paris, 1926
L’enthousiasme si spontané de la Dugazon emporta la décision du chef d’orchestre, et sur le champ, le petit violoncelliste fut engagé au Théâtre de Lorient que dirigeait alors Mme Joubert.
Max Clément ne devait plus quitter Lorient jusqu’aux bombardements de la Seconde guerre mondiale.
3. Le succès et le talent de Max Clément sont reconnus à Lorient.
Le violoncelliste exécute entre autres le Moulin de Michelette, un Andante de Beethoven de profonde inspiration, et fut non moins fêté dans la Romance à L’Etoile de Tannhaüser ou dans la Berceuse de Schwab.
Il participe à Lorient aux différentes manifestations patriotiques puisque les amis de Max Clément – c’est le surnom que lui donne la presse locale – se sont surpassés dans l’interprétation de marches funèbres, d’un Andante Religioso de Théodore Dubois et d’une Elégie de Massenet ou dans l’opéra de Puccini, La Tosca.
» C’est ainsi que nous applaudirons – plaisir trop rare – l’excellent violoncelliste distingué qu’est M. Max Clément – qui n’est pas seulement un musicien distingué – mais aussi un ami ». C’est un homme ouvert qui entre de plain pied dans la vie culturelle lorientaise. Il va y découvrir une ville portuaire.
.
.
Non sans mal car le succès n’a jamais été une bonne méthode pour se faire des amis, il parvint à imposer également ses talents de peintre et ce cumul musico-pictural, n’allait pas sans lui créer quelques envies.
Il en triompha et bientôt Lorient l’adoptait, puisqu’en 1920, il était nommé Directeur de l’ Ecole municipale de dessin, puis en 1924, Conservateur du Musée.


